La peur d’échouer
Selon Bertrams et Minkley, cela pourrait s’expliquer par le fait que pour ces étudiants, échouer dans leurs études serait vécu comme une perte de statut social.
Le cortisol, une hormone du stress, peut s’accumuler dans les cheveux.
Son analyse peut renseigner sur la tension éprouvée pendant une période donnée. La concentration capillaire de cortisol augmente d’ailleurs après un événement difficile.
Le cortisol, une hormone du stress, s’accumule dans les cheveux. Leur analyse peut donc renseigner sur la tension éprouvée pendant une période donnée.
Alex Bertrams, de l’université de Berne, et Nina Minkley, de l’université de la Ruhr, ont employé cette méthode pour mesurer le stress ressenti par les étudiants en début de cursus universitaire.
Leur conclusion : ceux dont les parents sont eux-mêmes diplômés de l’enseignement supérieur sont plus stressés que la moyenne.
Les chercheurs ont recueilli des échantillons de cheveux d’environ 70 volontaires, puis ont analysé une longueur capillaire correspondant aux six premières semaines après l’arrivée à l’université.
Ils ont découvert que la concentration de cortisol était supérieure chez les étudiants dont les parents avaient suivi un cursus universitaire.
Selon Bertrams et Minkley, cela pourrait s’expliquer par le fait que pour ces étudiants, échouer dans leurs études serait vécu comme une perte de statut social.
Cette forme de « déchéance » vis-à-vis de la famille et des générations précédentes pourrait les pousser à se mettre une pression supérieure pour réussir.
Ils auraient aussi davantage tendance à se lancer dans des études supérieures sans avoir les résultats nécessaires ou la motivation suffisante, ce qui augmenterait le sentiment de ne pas s’en sortir.
Le cortisol est une hormone fabriquée par les glandes surrénales.
Le stress, l’obésité et l’alcoolisme peuvent augmenter le taux de cortisol.
L’intérêt de l’analyse capillaire est qu’elle peut donner une indication sur une période donnée, là où une sensation personnelle de stress peut être difficile à percevoir ou à exprimer.
Les chercheurs recommandent d’y être attentif, car cette tension pourrait augmenter le risque de pathologie psychosociale ou psychosomatique.
L’étude citée reste à confirmer et à étendre, notamment en se penchant sur le cas des hommes : l’étude ne comportait en effet que des participantes.
La raison indiquée est simple : les chercheurs n’ont pas réussi à recruter un nombre suffisant d’hommes chez qui les cheveux étaient assez longs pour les analyses.
L’article rappelle surtout une idée forte : les cheveux ne sont pas seulement une matière esthétique. Ils peuvent aussi raconter quelque chose de notre état intérieur, de notre stress, de notre histoire récente.
L’article source indique comme référence : Cerveau & Psycho, octobre 2020.
Il présente l’analyse du cortisol capillaire comme une méthode permettant de mieux comprendre certaines tensions vécues sur une période donnée.
Sans aller jusqu’à “se faire des cheveux blancs”, les enfants de diplômés se faisaient, selon la formule de l’article, des cheveux remplis de cortisol.
Depuis novembre 2014, j'ai ouvert ce salon où seules les plantes sont présentes.
Après un parcours traditionnel en coiffure, l'intérêt pour les huiles essentielles, la médecine ayurvédique et ayant toujours vu dans notre famille un jardin potager cultivé au naturel, je n'étais plus en cohérence avec moi-même.
La coiffure avec de la chimie, cela n'était plus possible.